Aller au contenu
Maison

Meilleures plantes pour purifier l’air intérieur : classement et limites

Les plantes d'intérieur les plus citées pour purifier l'air, classées d'après les études en laboratoire et la RHS, avec leurs limites : l'aération reste prioritaire, attention…

Julien Bernard Julien BernardJournaliste · Bonne Tendance

L’article en repères

Rubrique
Maison
Lecture
4 min
Au classement
7
Parties
2
Sources citées
6
Mis à jour
8 octobre 2026
Meilleures plantes pour purifier l’air intérieur : classement et limites
Photo cottonbro studio / Pexels
L’essentiel en 2 repères4 min
  1. Nos critères de classement
  2. Recommandations pratiques

Ce classement liste des plantes d’intérieur souvent citées pour leur potentiel de réduction des composés organiques volatils en laboratoire, et rappelle leurs limites en conditions domestiques : ventilation et réduction des sources restent prioritaires.

Nos critères de classement

Critères retenus pour le classement :

  • Preuve expérimentale en chambre : présence dans les listes issues de la littérature expérimentale (ex. NASA NTRS 1989).
  • Adaptation à l’intérieur : facilité d’entretien et tolérance à la faible luminosité, d’après la RHS.
  • Sécurité pour les animaux domestiques : toxicité signalée dans les fiches ASPCA quand disponible.
  • Polyvalence : capacité documentée à cibler plusieurs polluants testés (formaldéhyde, benzène, TCE) dans les études citées.
  • Études en conditions réelles : l’EPA et des études plus réalistes montrent une efficacité limitée des seules plantes en pièce ordinaire.
Spathiphyllum en pot avec une fleur blanche

Spathiphyllum (fleur de lune)

À qui elle s’adresse : personnes cherchant une plante d’intérieur esthétique, adaptée à des niveaux de lumière variés.

Ce qui la distingue : figure dans la liste du rapport NASA et est citée pour son activité contre plusieurs COV en chambre expérimentale.

Sa limite : toxique pour certains animaux domestiques selon des fiches disponibles ; preuve d’efficacité pratique en pièce ordinaire limitée (selon l’EPA et des études en conditions réelles).

Feuilles dressées de sansevieria

Sansevière (Dracaena trifasciata, ex-Sansevieria)

À qui elle s’adresse : débutants et personnes cherchant une plante robuste, peu exigeante en arrosage.

Ce qui la distingue : mentionnée dans la liste NASA pour ses effets en chambre sur certains polluants.

Sa limite : certaines classifications taxonomiques ont renommé Sansevieria en Dracaena ; efficacité limitée en conditions domestiques et, selon l’espèce, toxicité possible pour animaux.

Feuilles rubanées vertes et blanches de chlorophytum

Plante araignée (Chlorophytum comosum)

À qui elle s’adresse : appartements peu lumineux, personnes débutantes en entretien de plantes.

Ce qui la distingue : souvent citée dans la synthèse NASA comme ligneuse efficace en chambre pour certains composés.

Sa limite : les résultats en chambre ne garantissent pas une réduction significative des COV en pièce ordinaire ; vérifier sécurité si présence d’animaux.

Pothos aux feuilles panachées dans un pot en céramique

Pothos doré (Epipremnum aureum)

À qui elle s’adresse : personnes cherchant une plante facile à multiplier, adaptée aux suspensions ou supports hauts.

Ce qui la distingue : citée dans plusieurs synthèses reposant sur la liste NASA pour son potentiel contre certains polluants.

Sa limite : connue pour être toxique pour les animaux domestiques ; efficacité pratique en pièce ordinaire limitée.

Chrysanthèmes roses en pot

Chrysanthème des fleuristes (Chrysanthemum morifolium)

À qui elle s’adresse : amateurs cherchant floraison décorative et potentiel documenté en laboratoire.

Ce qui la distingue : apparaît dans les listes issues des travaux NASA pour la réduction de certains COV en chambre.

Sa limite : entretien parfois plus exigeant ; preuve d’effet limité dans des pièces ventilées selon études et synthèses.

Feuillage de ficus benjamina

Figuier pleureur (Ficus benjamina)

À qui elle s’adresse : propriétaires recherchant une plante structurante pour un salon ou bureau lumineux.

Ce qui la distingue : listée dans la synthèse NASA et citée dans plusieurs revues comme candidate aux tests de COV.

Sa limite : peut provoquer la chute de feuilles et des réactions allergiques chez certaines personnes ; impact pratique sur la qualité de l’air domestique limité.

Palmier d’intérieur Chamaedorea dans un pot blanc

Palmiers d’intérieur (Chamaedorea) et dragonniers (Dracaena)

À qui ils s’adressent : intérieurs spacieux et personnes cherchant des plantes de volume pour l’esthétique.

Ce qui les distingue : figurent dans les synthèses basées sur les listes expérimentales (NASA) et sont souvent mentionnés pour la diversité de polluants testés.

Leur limite : exigent parfois plus d’espace et d’entretien ; comme pour les autres, l’effet en pièce ordinaire reste restreint selon l’EPA et les études dynamiques.

Recommandations pratiques

  • Prioriser la réduction des sources d’émission (produits ménagers, peintures) et une bonne ventilation.
  • Considérer les plantes pour l’esthétique et le bien-être psychologique plutôt que comme substitut aux mesures de ventilation ou aux purificateurs mécaniques certifiés.
  • Vérifier la toxicité des espèces si vous avez des animaux domestiques et consulter les fiches ASPCA correspondantes.

Sources et lectures complémentaires

  1. NASA — A Study of Interior Landscape Plants for Indoor Air Pollution Abatement (NTRS, July 1989). ntrs.nasa.gov — consulté le 03/09/2026.
  2. EPA — Indoor Air Pollution: An Introduction for Health Professionals. epa.gov — consulté le 03/09/2026.
  3. PubMed — An assessment of botanical air purification as a formaldehyde mitigation measure under dynamic laboratory chamber conditions. pubmed.ncbi.nlm.nih.gov — consulté le 03/09/2026.
  4. RHS — Houseplants for Health and Wellbeing / Indoor foliage plants and COV. rhs.org.uk ; rhs.org.uk — consultés le 03/09/2026.
  5. Wikipédia — NASA Clean Air Study (synthèse). en.wikipedia.org — consulté le 03/09/2026.
  6. ASPCA — base de données de toxicité des plantes (fiches espèces à consulter pour chaque plante citée) — consulté le 03/09/2026.

Ces conseils ne remplacent pas un avis médical ni un diagnostic. Pour des problèmes de qualité de l’air persistants, adressez-vous aux organismes spécialisés et privilégiez des solutions mécaniques certifiées.

Julien Bernard
Écrit par

Julien Bernard

Journaliste · électroménager, éclairage, isolation

Julien Bernard compare l’électroménager, l’éclairage et les solutions d’isolation pour la maison. Il s’appuie sur les fiches techniques et les avis publics pour recouper chaque comparatif.